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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 06:57

[ J'ai repris l'article posté sous le titre «Pistes génétiques pour l'Indo-européen» non pas parce que de nouvelles études auraient infirmé le premier article mais mes idées sur le sujet se sont affinées avec la prise en compte de travaux qui souvent existaient déjà lors de la rédaction du premier article mais dont je n'avais pas connaissance et certains points importants ne peuvent plus être considérés comme hypothétiques. En particulier, je fais une place importante à un article de monsieur Franck Bourdier qui ne laisse pas de doutes sur le lien entre arrivée des R1bs en Europe et le développement de la métallurgie. Mon analyse empreinte aussi à David Anthony mais celui-ci n'a pas vu l'importance de la métallurgie et j'ai été déçu de voir que même dans des interventions récentes il fait mine d'ignorer les apports de la génétique. Surtout, je voulais exposer en détail la présentation de R1b comme une communauté.]

L'indo-européen est un concept linguistique a priori irréductible à la génétique, on ne peut pas vraiment prouver qu'une population, un groupe génétique, est le pendant du regroupement identifié par les linguistes. Il s'agit donc de pistes et non de preuves même si la carte de répartition de l'haplogroupe R1a vaut bien des discussions IE (Indo-Européen):

Fig. 1 : Centum / Satem

 

Le décors est planté. Il y a une séparation géographique des langues du groupe IE dit «Satem» (en rose) et celles du groupe dit «Centum» (en bleu) avec quelques bizarreries qui tiennent, nous allons le voir , à l’histoire.

Le groupe satem fait le pont entre l'inde et les pays slaves en passant par l'Iran. En Inde c'est le Sanskrit et les langues dérivées qui sont IE et l’idée d'une origine unique est née de la comparaison avec, notamment, le vieux russe et les langues slaves. Pour ceux qui découvrent ces concepts linguistiques, disons que le groupe satem est considéré comme une phase tardive de l’évolution des langues IE et la cohérence entre les langues est plus grande que parmi le groupe centum. Ceci dit l’Arménien est à part et beaucoup de linguistes ne le classe pas comme satem.


 

Fig 2 : les haplogroupes R1b et R1a


 


 


 


 


 


 


 


 


 

 

La complémentarité saute aux yeux ainsi que le fait que l'aire des langues IE suit le domaine R1a/ R1b. Le domaine où l’haplogroupe R1b domine correspond en gros au domaine des langues du groupe IE centum et, le domaine géographique où l’haplogroupe R1a domine correspond à l’extension des langues IE satem. A partir de là nous allons être amenés à retracer l'histoire des R1a et R1b telle que la génétique le permet aujourd'hui. Les 2 groupes sont issus d'un même groupe R1, la séparation daterait d'environ 22 000 ans lors du dernier pic de glaciation au moment où 2 groupes de R1 se sont retrouvés séparés par les conditions climatiques et ont évolué séparément. L'histoire, qui pourrait être simple : [R1a → Satem] et [ R1b → Centum]  se heurte à une origine génétique trop ancienne par rapport à ce qu'attend la linguistique.

 

Vous trouverez sur bien des sites web que R1b vient d’Anatolie. La vérité est qu’on ne sait pas si le passage vers les Balkans s’est fait via l’Anatolie ou via le Caucase mais ce serait vers 4500 av. JC (il y a 6500 ans)  des R1b L23+, c'est-à-dire porteurs du marqueur L23 , apparaissent en Europe de l’Est et leur arrivée est liée semble-t-il au travail du cuivre (la génétique ne peut pas prouver le travail du cuivre, c’est l’aire de diffusion et la période qui le suggère). Cet article favorise une origine Caucasienne de R1b dans les Balkans.


 

Fig 3 : Voici une carte de ces premiers R1b en Europe. R1b-L23

 

Maciamo Hay a posté une carte actualisée mais je ne sais pas avec quelle données. L'impact en Anatolie est nettement plus fort. Voici un lien vers cette carte  (commentaires en anglais).

https://www.eupedia.com/forum/threads/28935-New-map-of-R1b-ht35-(L23-L51-L11-Z2103)

La zone plus claire au dessus de la zone d’implantation de ces R1b est la zone d’expansion R1a, les 2 populations ne se mélangent pas bien ! Une bonne lecture de cette carte importante demande de bien comprendre qu'on peut focaliser sur ces premiers R1b européens grâce à des marqueurs spécifiques qui permettent de filtrer les européens de l’ouest correspondants à des phases de peuplement ultérieurs. Il s'agit aussi d'une carte actuelle et l'expansion ultérieure a pu effacer en partie de petites zones d'ancien peuplement, ou bien l'échantillonnage les a manquées.

Pour l'interprétation de cette carte, j'indique que je m'appuie, entre autres sources sur l'article de l'archéologue Franck Bourdier dont voici un lien vers le document au format pdf : http://ahp.li/78d14d845b781be8fd3c.pdf

L'auteur insiste sur l'importance des bouleversements intervenus en Europe de l'ouest (il s'intéresse surtout au pays Basque) suite au développement de mines de cuivre et l'arrivée concomittente de la charrue tirée par des boeufs. Le lien avec la culture de Karanovo est clairement évoqué. Rappelons que la culture de Karanovo est datée de 4600 av JC et que cette civilisation a produit la première métallurgie en Europe (cuivre , or). La même culture connaissait la roue et l'usage de la charrue tirée par des boeufs. En revanche le cheval n'était pas utilisé comme animal domestique. L'autre civilisation de l'Est de l'Europe connue pour avoir diffusé le cuivre est celle nommée « Caucasienne » dans l'article, qu'il faut identifier avec la culture de Yamna et les cultures dérivées. L'article suggère 2 vagues successives, Balkanique d'abord et « Caucasienne » ensuite, ayant diffusées ces techniques nouvelles.

La figure qui suit vient du blog de Bernard Secher dont je dois actualiser les liens car il a changé son site. Voici le lien vers l’article :

http://secher.bernard.free.fr/blog/index.php?post/2013/01/21/Origine-et-diffusion-de-la-m%C3%A9tallurgie

La période est plus récente que le tout début mais l’implication de la zone « R1b » est flagrante. Il n’y a pas de minerai de cuivre dans la zone du proche orient...

Fig 4 : Diffusion de la metallurgie du cuivre

 

 

Fig 5 : Anciens territoires R1a et R1b :

 

Commentaire de cette carte des anciens territoires R1a et R1b : le premier point est que je dois m’améliorer en création de cartes ! Sinon le pointillé indique ce que je crois avoir été le passage d’artisans métallurgistes du cuivre pour rejoindre les Balkans. La partie au nord du Caucase devient la culture de Maykop à partir de 3700 av. JC (environ). L’idée est que les R1a ont trop exigé du passage à travers leur territoire et un passage le long de la côte nord de la mer noire s’est fixé.


 

A ce stade il faut faire le point : j’ai beaucoup parlé de cuivre et peu de langage IE et c’est parce que je crois que le développement du nouveau langage commun aux R1a et R1b et probablement à d’autres doit beaucoup, au départ, à ce début de la métallurgie. Ce que je rajoute, par comparaison à ce qu’on sait du rôle des Bantous dans la diffusion de la métallurgie du fer , plus tard, en Afrique, est que des R1b ont migré en petits groupes et sans doute selon le trajet en pointillé sur la carte, attirés par les ressources en cuivre de la Bulgarie actuelle. Vers 4600 BC (c’est à dire 4600 av. JC) plusieurs mines de grande importance se développent dont Varna, mais aussi Stara Zagora et d’autres. Il y a des données montrant l’arrivée de personnes des steppes et ils ont pu former une élite travaillant le cuivre au sein de cultures nettement différentes.


 

Ce que toute proposition d’explication doit prendre en compte c’est la dispersion des anciens lignages R1b et de leur datation. On part de R1b-M269 ; il s’agit d’un stade très long de R1b ce qui implique une vie difficile sur une longue période de temps, puis tout s’accélère au moment de l’embranchement qui voit arriver L23 que la génétique date de 4500 ans av. JC, avec une marge d’erreur. Le scénario que je considère comme le plus probable est que R1b-M269 a commencé à vendre (troc) de petits objets en cuivre et a diffusé vers les Balkans. De la séparation avec le groupe principal resté au nord de la Caspienne est née la lignée R1b-L23 dont voici ce qu’il en reste :

Je remets la Fig 3 : R1b-L23 pour faciliter la lecture.

Busby ht35

Commentaire : on distingue un petit groupe R1b-L23 au niveau du site de l’oural emplacement de départ de R1b-M269 et des mines de cuivre. Je pense, en effet, que la position d’élite enviée au sein de cultures très différentes a été difficile et un groupe de R1b-L23 est revenu vers l’Oural. Les R1b-L23 restés dans les Balkans vont, en partie, donner naissance à la lignée R1b-L51 alors que les R1b-L23 de l’Est vont évoluer en R1b-Z2103. L’intérêt de maintenir le contact entre ces 2 pôles explique je pense, le développement de Maykop : d’une part on pouvait passer par cabotage au sud du territoire R1a, d’autre part on pouvait développer des échanges de plus en plus intenses avec les R1a.


 

La naissance d’une langue.


 

C’est le point central. Je crois qu’on zappe un peu trop les conditions nécessaires pour la formation d’un nouveau langage et sa diffusion par de nombreux locuteurs. C’est la partie où je suis Anthony dans son idée d’un échange institué entre une société déjà urbaine et des R1a fournisseurs de viande. J’ai proposé que les sociétés agricoles et urbaines au sein desquelles les communautés R1b se sont insérées aient été de l’haplogroupe J2b = J-M102 par la branche J-M241 déjà très ancienne 4600 BC.

 Fig 6 : haplogroup J2b2


Le spot en Albanie peut être une zone refuge. On remarque un spot dans la région de l’ancien Varna et aussi vers l’Oural.

Aucune certitude pour cette composante J2b2 mais je tenais à mentionner cette composante non R1a non R1b car je pense que le « mix » qui a présidé au nouvel IE a été au-delà de la confrontation R1a / R1b.

Il y aurait eu une culture déjà sédentaire, agricole connaissant la roue et la paire de bœufs pour la traction ce qui permettait des labours plus profonds excellents pour l’époque ; une composante métallurgiste (R1b) et une composante pour la viande (R1a) qui devient petit à petit spécialiste du cheval. Donc, par rapport au « wheel and horse » d’Anthony j’ai la maîtrise de la métallurgie en plus et cela sans invasion : je propose que les R1b ont diffusé comme une élite d’artisans au sein de la société agricole et urbaine, formant déjà l’embryon de réseau qui sera plus tard la marque du Campaniforme.

Il y avait donc 2 blocs : le bloc urbain (R1b + J2b2 (?)) et le bloc steppique (R1a) et des échanges constants, en particulier au niveau de Maykop entre 3700 et 3100 av JC. Ensuite Yamna serait une expansion du noyau R1a avec une élite R1b (prêtres et forgerons à la fois sans doute), aux dépends de la paisible communauté urbaine de J2b2 ; ceux-ci sont rejetés vers la zone actuelle de l’Albanie (très hypothétique mais, encore une fois, je tenais à mentionner cette composante quelle qu’elle soit). Ainsi, je crois que la tripartition sociale retrouvée par Georges Dumézil a eu une origine ethnique et de la collaboration à l’origine de la nouvelle langue, sur la base d’un progrès commun associant la roue (avec la traction animale) , le métal et donc les premières armes en métal de type poignards, la domestication du cheval, sans doute après des années de boucherie basée sur la viande de cheval.


 

Voilà pour la base du lien que je crois avoir présidé à la naissance IE. Reste à donner les éléments de la diffusion qui a suivi. R1a est ensuite identifiable à Yamna : il y a eu une expansion aux dépends des sociétés au nord du Danube puis un virage (que je crois obtenu par l’élite R1b encore suffisament puissante) vers ce qui sera la culture Cordée, suivi d’une expansion vers l’Est ; une société nomade équipée de chevaux pour la traction et d’armes de cuivre. Progressivement les R1b, bien établis au début de Yamna, sont éliminés et ce sera une expansion R1a.


 

Les R1bs ont 2 composantes. Il y a les R1b-Z2103 (et les branches descendantes) à l’Est qui ont sans doute formé l’essentiel de Maykop et de l’alliance avec R1a du côté Est et certaines branche R1b-Z2103 ont pu diffuser vers le sud et expliquer la diffusion de la métallurgie du cuivre vers l’Egypte et vers Sumer , là aussi par des communautés « élites » de R1b. Je pense que les arméniens descendent de tels R1b-Z2103 par certaines branches avec une forte composante J2b2. L’expansion R1a a ensuite atteint la première communauté arménienne et le langage a évolué vers une forme pseudo satem, alors que les R1b, c’est mon hypothèse, expliquent les formes de type Centum. On a donc une société R1a / Yamna très cohérente et conquérante qui diffuse une langue de type satem. Les communautés dispersées R1b diffusent une langue qui, à chaque fois, est très modifiée par le pays receveur et cela expliquerait la bien moins grande cohérence de ces langues. Ce sont les mots liés à la religion et sans doute aux progrès diffusés par ces R1b locuteurs IE qui formera le lien permettant d’identifier une origine commune mais le thalassa des grecs reste un mot non iE par exemple.

Fig 7 : Carte de la première dispersion R1b-L51 en Europe :


 

Il y a une petite composante qui peut correspondre aux premiers Campaniformes de l’Est, un spot au Portugal qui correspond sans doute au début de l’expansion maritime. Il y a un spot au niveau du début R1b-U106 et il y a surtout un gros spot dont le départ a sans doute été la haute vallée du Rhône (Lyon et vers la Suisse) et une diffusion entre l’Italie et le sud de la France. J’y vois l’origine de l’évolution vers le Campaniforme qui sera la forme sous laquelle la langue IE s’est diffusée en Europe. Ce Campaniforme R1b expliquerait la non expansion de la culture Cordée vers l’ouest après un début d’expansion. C’est ainsi, je le propose, que s’est établie la partition R1b / R1a corrélative aux 2 formes Centum / Satem.

Les faits nouveaux intervenus depuis quelques années ont été, d’une part la mise en évidence d’un flot de gène important qu’on attribue à la migration Yamnaya et d’autre part les analyses ADN sur des tombes identifiées comme appartenant à la culture Yamna ont montré une importante contribution R1b. Il est donc établi que les R1b , de type R1b-Z2103, ont été une composante de la culture Yamna. Il est possibe que des différences dans les pratiques d’inhumation expliquent le peu de cas de squelettes R1a caractérisés à ce jour. Voici un lien vers un article et la carte concernant Yamna :

https://www.dailymail.co.uk/news/article-3119310/How-white-Europeans-arrived-5-000-years-ago-Mass-migration-southern-Russia-brought-new-technology-dairy-farming-continent.html


 

Fig 8 : la migration Yamna, à partir de 3000 av. JC


L’expansion Yamna est corrélative de la fin de la culture Maykop. Un fragile équilibre a donc été rompu et les cavaliers Yamna ont essaimé vers le nord ouest et vers l’Est (culture Afanasievo). Il est remarquable que cette migration, comme déjà indiqué, n’a pas progressé vers l’ouest (France) ni vers le sud en 3000 BC. J’ai indiqué que j’y vois la trace en creux de la présence de R1b dans ces zones, et c’est bien ce que montre la carte R1b-L51 de la figure 5.

L’article insiste sur la diffusion de la mutation dite de persistence de la lactase qui permet à un grand nombre d’européens de consommer du lait sans limitation alors que d’autres populations , en Afrique ou en Chine par exemple, ne peuvent pas. Je crois que le flot de gène mis en évidence ne signifie absolument pas que ce sont les « cavaliers Yamna » qui ont apporté ces gènes partout en Europe. J’ai beaucoup insisté sur l’importance de la diffusion R1b en réseau. Les premières traces du Campaniforme (Bell Beaker en anglais) sont datées de 2900 BC soit, en gros de la même époque que le début de la migration Yamna. On a donc eu une rupture R1b-L51 au moment où l’association R1a / R1b-Z2103 est devenue mobile et agressive. Les premiers réseaux Campaniformes ont réussi à stopper Yamna qui ensuite ne progresse essentiellement que vers l’Est puis vers l’iran actuel et le nord de l’Inde. Il n’y a pas de trace de combats entre Campaniformes et Yamna. La carte montre d’importante migrations de la culture cordée mais c’est la culture Campaniforme qui est maintenant clairement identifiée (par des analyses ADN) comme R1b qui est à l’origine de l’énorme prédominance R1b en Europe de l’ouest. On ne sait pas bien qui étaient génétiquement les hommes de la culture de la poterie cordée mais ils ont fuit devant la progression Yamna et ce n’est pas une évolution de Yamna comme pourrait le faire croire la carte.


Un mot sur le Basque, comme langue et comme culture. Le mystère n’est pas résolu mais je vois 2 pistes principales. En suivant l’article de Franck Bourdier que j’ai présenté plus haut il est possible que le Basque actuel comporte un mélange de termes très anciens et de termes issus des premiers migrants R1b, mais il faut alors ajouter que la région Basque est un hotspot R1b. Les migrants R1b auraient presque entièrement remplacé la population antérieure tout en gardant la langue de ceux qu’ils remplaçaient. Il me paraît plus simple de considérer que c’est du R1b modifié par une population qui parlait une langue complètement différente, un peu comme le français de Guillaume le conquérant a été modifié en Angleterre pour donner l’anglais actuel. Le Campaniforme aurait diffusé la nouvelle langue IE et pas l’ancien R1b . Reste que les Basques actuels sont d’haplogroupes issus du Campaniforme : il y aurait eu remplacement des premières lignées R1b mais la langue véhiculée par les femmes serait restée relativement préservée dans ce coin de l’Europe.


Avant de conclure je tiens à revenir sur les points que, par ce texte, je tente de mettre en avant.

Seul le Campaniforme est vraiment R1b en Europe de l’ouest et, avant, on ne peut expliquer l’influence R1b, dans les Balkans d’abord puis dans le reste de l’Europe avant l’âge du bronze, en liaison avec les stades R1b-M269, R1b-L23 et R1b-L51 et à l’Est R1b-Z2103, que par l’existence de communautés R1b au sein de la vieille Europe , ce sont les cultures où une métallurgie a été démontrée à la même époque qui sont concernées. La culture de Maykop du nord Caucase a certainement été un pont important entre une origine R1b-M269 entre le nord de la mer Caspienne et l’Oural où des mines de cuivre et une activité ancienne sont attestées et ce qui deviendra le Campaniforme, à l’âge du bronze, à l’ouest.

Un mot sur les Tochariens. Les cultures R1b de l’Oural ont été poussées par la déferlante Yamna et ses cultures dérivées dans leur grande migration d’ouest en Est dans les plaines de Sibérie puis vers le sud en direction de l’Inde. La langue de ces Tochariens est dérivée sans doute de celle parlée à Maykop en 3000 BC quand la rupture a eu lieu. Ils ne se sont pas intégrés au grand mouvement qui est allé en Inde où la langue R1a de type satem est devenue le Sanscrit. Je n’ai pas insisté mais partout où Yamna est passé le cheval domestique est resté et le plus souvent comme l’apanage des nobles, des puissants.

Pour conclure. Je crois que tout discours sur la langue IE doit expliquer à la fois la cohérence de la langue mais aussi la séparation assez nette des zones R1a et R1b, c’est à dire 2 peuples pour 2 formes d’un même langage. C’est la spécificité de l’IE et c’est ce que la génétique permet d’appréhender, alors que la linguistique ne peut que constater cet état de fait.


 

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